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Mécanique analytique

Coordonnées généralisées et degrés de liberté

Les coordonnées généralisées décrivent la configuration d'un système en tenant compte des contraintes ; leur nombre indépendant est le nombre de degrés de liberté.

Un pendule simple ne requiert pas trois coordonnées cartésiennes indépendantes : le fil inextensible et le pivot fixe contraignent la masse à un arc. Son angle θ\theta suffit. Un bon choix de coordonnées incorpore la contrainte à la description.

fa(q1,…,qn,t)=0,Nddl=3N−rf_a(q_1,\ldots,q_n,t)=0, \qquad N_{\rm ddl}=3N-r

Définition: Degrés de liberté

Pour NN particules en trois dimensions soumises à rr contraintes holonomes indépendantes, le système possède 3N−r3N-r degrés de liberté. Les coordonnées généralisées qiq_i sont des variables indépendantes suffisantes pour déterminer la configuration ; elles peuvent être des angles, des longueurs ou d'autres grandeurs.

Comparez l'angle généralisé à la position de la masse sur son cercle ; faites glisser pour changer la configuration.

Contraintes holonomes

Une contrainte holonome est une relation entre coordonnées, éventuellement dépendante du temps ; pour un pendule plan, x2+y2=l2x^2+y^2=l^2. Une équation contraint deux coordonnées cartésiennes et laisse une coordonnée indépendante. Une contrainte de vitesse généralement non intégrable est non holonome.

x=lsin⁡θ,y=−lcos⁡θx=l\sin\theta, \qquad y=-l\cos\theta

Remplacer x,yx,y par un seul angle impose automatiquement la longueur fixe du fil. Dans un système à plusieurs corps, les coordonnées généralisées peuvent aussi être des angles articulaires, des distances ou des variables collectives ; elles ne sont pas nécessairement des longueurs en mètres.

Exemple: Degrés de liberté de deux particules reliées par une tige

Deux particules se déplacent dans un plan et sont reliées par une tige rigide de longueur fixe. Combien de degrés de liberté possède le système ?

Solution

Il y a 2N=42N=4 coordonnées cartésiennes et une contrainte indépendante de distance, soit 4−1=34-1=3 degrés de liberté.

Vérification rapide

On peut voir les configurations permises comme les points d’une variété de configuration. Si les contraintes holonomes s’écrivent fa(x,t)=0f_a(\mathbf x,t)=0, la matrice jacobienne ∂fa/∂xi\partial f_a/\partial x_i identifie localement les contraintes indépendantes ; son rang donne la dimension locale de la variété. Pour une contrainte dépendant du temps, l’ensemble des configurations permises se déplace lui-même, et les vitesses admissibles vérifient ∑i(∂fa/∂xi)x˙i+∂fa/∂t=0\sum_i(\partial f_a/\partial x_i)\dot x_i+\partial f_a/\partial t=0. Angles, longueurs d’arc et coordonnées cartésiennes conviennent dès lors qu’elles déterminent indépendamment la configuration.

Deux particules libres dans l’espace ont six coordonnées ; fixer leur distance impose une contrainte indépendante et laisse cinq degrés de liberté. Des coordonnées de centre de masse, complétées par des coordonnées angulaires et relatives adaptées, rendent cette contrainte explicite.

Combien de degrés de liberté possède une particule contrainte à une courbe plane régulière ?

Une coordonnée généralisée doit-elle être exprimée en mètres ?

Références

  1. Herbert Goldstein, Charles Poole, John Safko (2002). Classical Mechanics