Heike Kamerlingh Onnes
1853–1926, Groningue, Pays-Bas, Leyde, Pays-Bas
Physicien néerlandais qui liquéfia l'hélium pour la première fois et découvrit la supraconductivité, lauréat du prix Nobel de physique 1913.
Kamerlingh Onnes occupa la chaire de physique expérimentale de l'Université de Leyde à partir de 1882 et pendant plus de quarante ans, faisant de son laboratoire le premier centre mondial de recherche à basse température. En 1908, il fut le premier à liquéfier l'hélium, atteignant des températures jamais égalées ; trois ans plus tard, son laboratoire découvrit que la résistance électrique du mercure disparaissait brutalement au voisinage du point d'ébullition de l'hélium — le phénomène qu'il baptisa « supraconductivité ». Sa devise de laboratoire, « Door meten tot weten » (Par la mesure à la connaissance), exprimait son credo expérimental.
Travaux récompensés par le Nobel
Le prix Nobel 1913 récompensa « ses recherches sur les propriétés de la matière à basse température qui ont conduit, entre autres, à la production d'hélium liquide ». Le 10 juillet 1908, Kamerlingh Onnes fut le premier à liquéfier l'hélium, dernier élément n'existant alors que sous forme gazeuse, atteignant environ 4,2 K — à moins de cinq degrés du zéro absolu. Cet exploit, qui exigeait une « usine » scientifique enchaînant des étages de refroidissement successifs, fit de Leyde la capitale mondiale de la cryophysique.
En 1911, utilisant l'hélium liquide pour explorer la conduction électrique des métaux près du zéro absolu, il constata que la résistance du mercure tombait à pratiquement zéro au-dessous d'environ 4,2 K — la découverte de la supraconductivité, un état de la matière entièrement nouveau. Ces travaux ouvrirent le champ de la physique des basses températures, qui aboutirait plus tard à la superfluidité, aux aimants supraconducteurs et aux technologies quantiques.
Lieux de travail: Université de Leyde
Pays-Bas
