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Mécanique quantique

La crise de la physique classique et l'hypothèse quantique

Comparez l'accumulation des impacts avec une seule fente puis deux fentes ouvertes ; montrez que des photons pris un à un construisent tout de même des franges — la dualité onde–corpuscule au niveau de chaque événement.

Licence

Matériel

  • Boutons « Une fente » / « Deux fentes »
  • Bouton « Émettre 100 photons » — source un photon à la fois
  • Curseurs « Longueur d'onde λ » et « Écart des fentes d »
  • Écran de détection enregistrant chaque impact, avec bouton « Effacer »

Protocole

  1. Ouvrir une fente et observer la figure

    Choisissez « Une fente » et appuyez plusieurs fois sur « Émettre 100 photons ». Chaque détection est un point isolé, mais la distribution accumulée forme une bande lisse de diffraction à une fente, sans franges : les photons arrivent un par un, selon une loi de probabilité.

  2. Ouvrir deux fentes et attendre les franges

    Appuyez sur « Effacer », choisissez « Deux fentes » et émettez quelques centaines de photons. Des franges claires et sombres émergent de points aléatoires : la figure appartient à l'amplitude de probabilité de chaque photon, non à des interactions entre photons.

  3. Changer λ et d, puis vérifier l'interfrange

    Augmentez « Longueur d'onde λ » ou réduisez « Écart des fentes d » et prédisez le sens de variation de l'interfrange avant de regarder l'écran. Comparez la tendance à la formule de Young i=λD/ai = \lambda D/a : les franges s'élargissent pour λ plus grand ou des fentes plus proches.

Simulation

Histoire de l’expérience

En 1900, Max Planck proposa que le corps noir échange l'énergie par quanta E=hνE = h\nu pour expliquer le spectre du rayonnement — « l'hypothèse des quanta ». En 1905, Einstein alla plus loin : la lumière elle-même est faite de quanta d'énergie, ce qui expliqua l'effet photoélectrique ; on les appela plus tard photons. En 1909, Geoffrey Taylor fit passer une lumière si faible — moins d'un photon en moyenne dans l'appareil — dans un interféromètre et enregistra tout de même des franges après une longue pose. Les versions modernes avec photons uniques, électrons, neutrons ou grosses molécules donnent le même résultat : l'interférence n'exige pas plusieurs particules à la fois ; chaque quantum interfère avec sa propre amplitude de probabilité.

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