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Physique de la matière condensée

Gaz d’électrons libres et niveau de Fermi

Explorez le gaz d'électrons libres : observez la surface de Fermi sphérique dans l'espace k, vérifiez kF=(3π2n)1/3k_F = (3\pi^2 n)^{1/3} et EF∝n2/3E_F \propto n^{2/3}, et regardez l'élargissement thermique ∼kBT\sim k_BT de la distribution de Fermi–Dirac autour de EFE_F.

Avancé

Matériel

  • Sphère de Fermi 3D dans l'espace k avec états occupés
  • Curseur « Température » (5–180 unités simulées)
  • Curseurs « Densité / fréquence » et « Nombre d'états »
  • Graphe de la distribution d'occupation en ε/E_F et bouton « Pause »

Protocole

  1. Changer la densité et mesurer le rayon de Fermi

    Augmentez « Densité / fréquence » : la sphère de Fermi gonfle dans l'espace k à mesure que davantage d'états sont occupés. Comparez son rayon à kF=(3π2n)1/3k_F = (3\pi^2 n)^{1/3} et l'énergie de bord à EF=ℏ2kF2/2m∝n2/3E_F = \hbar^2k_F^2/2m \propto n^{2/3} — appuyez sur « Pause » pour lire le nombre d'états occupés.

  2. Balayer la température et voir le bord de Fermi s'estomper

    À basse T l'occupation est presque un échelon : tous les états ε < E_F pleins, ε > E_F vides. Augmentez « Température » : seule une bande ∼kBT\sim k_BT autour de EFE_F s'estompe — les électrons profonds de la sphère ne peuvent être excités car les états voisins sont occupés (principe de Pauli).

  3. Changer le nombre d'états et en tirer les conséquences

    Balayez « Nombre d'états » pour voir la densité d'états changer, puis combinez avec n pour prédire la capacité calorifique électronique : seule la petite fraction ∼T/TF\sim T/T_F des électrons proches de la surface de Fermi participe, donc CV∝TC_V \propto T — loin du 3kB/23k_B/2 classique par particule.

Simulation

Histoire de l’expérience

En 1900, Paul Drude modélisa les électrons de conduction comme un gaz classique : la loi de Wiedemann–Franz s'en trouvait expliquée, mais la capacité calorifique électronique échouait — la statistique classique donne 3kB/23k_B/2 par particule, contrairement à l'expérience. Après que Fermi et Dirac eurent établi la nouvelle statistique (1926), Arnold Sommerfeld l'appliqua aux électrons des métaux en 1928 : seules les particules à ∼kBT\sim k_BT de la surface de Fermi peuvent être excitées, ce qui donne naturellement CV∝TC_V \propto T et la susceptibilité de Pauli indépendante de T. Avec EFE_F de quelques eV, la « température de Fermi » TF∼104T_F \sim 10^4–10510^5 K : un métal à température ambiante reste un gaz dégénéré — exactement la distribution en escalier que montre la simulation.

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