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Physique statistique classique

Entropie et deuxième principe généralisé

Explorez l'interprétation statistique de l'entropie : faites varier la température et le paramètre du modèle, comparez les courbes à S=kBln⁡ΩS = k_B\ln\Omega et à la forme de Gibbs S=−kB∑rprln⁡prS = -k_B\sum_r p_r\ln p_r, et voyez pourquoi le second principe est probabiliste.

Licence

Matériel

  • Curseur « Température » (0,3–3 en unités normalisées)
  • Curseur « Paramètre » du modèle de distribution
  • Figure 3D orientable de la relation thermodynamique
  • Graphe quantitatif de S en fonction de Ω avec affichage

Protocole

  1. Faire varier la température et observer l'entropie

    Déplacez le curseur « Température » et observez la figure 3D et le graphe S–Ω : augmenter la température accroît le nombre de microétats accessibles Ω, donc l'entropie croît selon S=kBln⁡ΩS = k_B\ln\Omega. Faites pivoter la figure pour l'examiner sous plusieurs angles.

  2. Modifier la distribution et comparer à la formule de Gibbs

    Balayez le curseur « Paramètre » pour rendre la distribution des microétats plus piquée ou plus plate. Vérifiez que la distribution uniforme sur Ω états maximise l'entropie : en posant pr=1/Ωp_r = 1/\Omega dans S=−kB∑rprln⁡prS = -k_B\sum_r p_r\ln p_r, on retrouve S=kBln⁡ΩS = k_B\ln\Omega.

  3. Relier au second principe

    Choisissez un macro-état sur le graphe et prédisez le sens d'évolution d'un système isolé : il dérive vers les régions de plus grand Ω. Énoncez la loi ΔStot≥0\Delta S_{\text{tot}} \ge 0 et expliquez pourquoi un petit système peut montrer des fluctuations transitoires d'entropie décroissante.

Simulation

Histoire de l’expérience

En 1824, Sadi Carnot analysa le rendement limite des machines thermiques, préparant le second principe. Rudolf Clausius forgea le mot « entropie » en 1865 et reformula la loi à l'aide de cette fonction d'état : l'entropie de l'univers — le plus grand système isolé — « tend vers un maximum » ; William Thomson (Kelvin) développa indépendamment l'idée de dissipation de l'énergie. En 1877, Ludwig Boltzmann fournit le fondement statistique : l'entropie compte les microétats, S=kBln⁡WS = k_B\ln W, formule gravée sur sa tombe à Vienne. Josiah Willard Gibbs la généralisa à toute distribution, S=−kB∑rprln⁡prS = -k_B\sum_r p_r\ln p_r ; ensemble, ces expressions expliquent pourquoi l'équilibre est écrasement probable et pourquoi le second principe tolère de petites fluctuations.

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