Anne L'Huillier
actif vers 1958, Paris, France
Physicienne franco-suédoise qui découvrit la structure des harmoniques élevées — effet ouvrant la voie aux impulsions attosecondes.
En 1987 à Saclay, L'Huillier illumina de l'argon par un laser infrarouge et observa une émission en « escalier » d'harmoniques élevées — intensité quasi égale sur de nombreux ordres, contrairement à toute optique non linéaire classique. Elle théorisa le mécanisme « à trois étapes » (ionisation–accélération–recollision) puis, à Lund, utilisa les harmoniques pour émettre des impulsions attosecondes dédiées à la spectroscopie électronique.
Travaux récompensés par le Nobel
La découverte des harmoniques élevées par L'Huillier (1987) — émission poussée jusqu'au centième multiple de la fréquence laser — est la « source lumineuse » de toute impulsion attoseconde utilisée aujourd'hui. Son modèle à trois étapes explique comment chaque demi-cycle laser renvoie un électron ionisé vers le noyau, émettant des photons UV extrêmes — un « flash » attoseconde à chaque demi-cycle lumineux.
Lieux de travail: Université de Lund
France, Suède