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Physique de pointe

Cryptographie quantique

Simulez le principe de distribution quantique de clés BB84 : envoyez des photons préparés dans des bases aléatoires et détectez l'écoute par les erreurs qu'une mesure interceptée provoque. Observez le taux d'erreur ~25 % introduit par l'espion.

Recherche

Matériel

  • Modèle interactif du canal quantique Alice–Bob (vue 1)
  • Curseurs « Paramètre » (taille de l'échantillon) et « Bruit » (écoute/bruit de canal)
  • Graphe d'évolution avec la case « Temps » (vue 2)

Protocole

  1. Transmission de clé sans bruit

    Mettez « Bruit » à 0, cochez « Temps » et suivez la chaîne de bits qu'Alice envoie et Bob mesure. Seuls les bits mesurés dans la même base sont gardés ; l'échantillon concorde parfaitement → clé propre. Environ la moitié des bits est rejetée pour bases divergentes — signature de BB84.

  2. Activer l'écoute

    Augmentez « Bruit » pour simuler Eve qui intercepte et remesure les photons en chemin. Ignorant la base, la moitié de ses mesures choisit la mauvaise et perturbe l'état ; quand Bob mesure, ~25 % des bits retenus sont faux — l'empreinte de l'espion.

  3. Mesurer le taux d'erreur quantique (QBER)

    Dans la vue 2, lisez la fraction d'erreur de la portion de clé comparée publiquement : ~0 % sur canal propre, ~25 % sous interception totale. Si le QBER dépasse le seuil (~11 % en pratique), Alice et Bob avortent — la sécurité vient de la perturbation due à la mesure, non de la difficulté calculatoire.

  4. Relier sécurité et limites pratiques

    Augmentez « Bruit » progressivement et repérez le seuil où le système «détecte» l'intrusion : les erreurs franchissent l'alarme. Discussion : un canal réel porte quelques % de bruit naturel ; le protocole exige donc tamisage, correction d'erreurs et amplification de confidentialité — et distinguer bruit de canal d'écoute active.

Simulation

Histoire de l’expérience

En 1984, Charles Bennett (IBM) et Gilles Brassard (Montréal) proposèrent le protocole baptisé BB84 : les bits de clé voyagent sur des photons préparés dans l'une de deux paires de bases de polarisation (rectiligne/diagonale). Comme mesurer un photon dans la mauvaise base détruit son état, l'espion ne peut lire sans laisser des erreurs — la sécurité repose sur un théorème physique, non sur une hypothèse calculatoire. La première démonstration (1989–91) transmit des photons sur 32 cm d'air chez IBM. Artur Ekert proposa indépendamment la distribution par intrication (E91, 1991) ; après les tests de Bell d'Aspect et Zeilinger (2015), le domaine a changé d'échelle : clé par satellite Micius (2017) et réseaux quantiques commerciaux — la cryptographie quantique est la première technologie quantique sortie du laboratoire.

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